Violons populaires

 

Le violon, plein de ses paradoxes de roi de l'orchestre et de favori des musiques populaires, est un outil de partage précieux pour les musiciens traditionnels issus des différentes aires culturelles qui composent aujourd'hui la Nouvelle-Aquitaine.


Des violoneux de différentes générations livrent ici un aperçu de la richesse de leurs répertoires, allant du Poitou au Pays basque, en passant par le Limousin, le Béarn et la Gascogne.

Retrouvez l'origine du morceau et écoutez le son de collectage, (lorsqu'il est présent),  ainsi que son interprétation aujourd'hui, en cliquant sur le titre de votre choix
1. Fandango Saka

Origine
Danse populaire de couple à trois temps et très pratiquée aujourd'hui. C'est le violoneux Guipuzcoan Arkaitz Miner qui me l'a transmis avec le souci de bien respecter par mimétisme les accentuations du trikititxa (accordéon semi-diatonique), qui donne avec le pandero (instrument de percussion) un jeu particulièrement apprécié pour leur vélocité.

Interprétation par Xabi Etchevery

2. Agur etxeko anderea

Origine
Chant du répertoire carnavalesque basque. Ce sont les Kaskarot, personnages principaux du carnaval Labourdin, qui le chantent encore aujourd'hui lors des quêtes de maison en maison pour charmer le maître ou la maîtresse de maison dans l'espoir d'avoir de quoi manger et boire.

Interprétation par Xabi Etchevery

3. Ahurtiko Malila - Makil Ttiki

Origine
Suite de deux danses de bâtons tirés du répertoire carnavalesque Labourdin, la première se danse en défilant et la seconde sur place. Joué à la txirula (flûte à trois trous) accompagné du ttunttun (tambourin à cordes), arrabita (violon) et atabal (tambour) jusque dans les années 30.

Interprétation par Xabi Etchevery

4. Mariana

Origine
Un des nombreux « sauts » que l’on joue traditionnellement au Pays basque et en Béarn. Cette danse, en cercle, consiste en un enchaînement de séquences de pas correspondant aux mesures des mélodies interprétées. Les séquences de pas ne sont pas nombreuses mais les enchaînements ne sont jamais les mêmes d’un saut à un autre : cela demande au danseur de connaître parfaitement l’enchaînement et la mélodie.
La mélodie de la Mariana est très ternaire ce qui en fait sa particularité : les sauts sont des danses binaires soutenues par la frappe du tambourin à cordes. Dans cette version, le côté binaire se retrouve dans le jeu d’archet

Interprétation par Xabi Etchevery et Matèu Baudoin

 

 


Mariana publiée par Cancoillottefolk
5. Suù pont de Sent Jan

Origine
Branle traditionnel du Béarn chanté avec un violon accordé en Do, chaque corde accordée un ton en dessous de l’accord classique (Fa-Do-Sol-Ré). Les branles chantés sont faits pour danser en chaîne, la chaîne répondant au meneur du branle qui mène  à la fois la danse et le chant.

Interprétation par Matèu Baudoin

6. Charmantina

Origine
Autre saut de la tradition béarnaise et basque (une version légèrement différente existe au Pays Basque). Ce saut est représentatif dans sa cadence de la majorité des sauts : un côté très binaire marqué par l’archet qui permet de retrouver, un peu autrement, les impulsions de la frappe du tambourin à cordes.

Interprétation par Xabi Etchevery

7. La Bastranga

Origine
Branle traditionnel instrumental. Les branles instrumentaux se dansent en couple.

Interprétation par Matèu Baudoin

8. Suite de rondeaux de Lomagne

Origine
Le premier est un rondeau collecté auprès de deux joueurs de violon de Lomagne (Nord du Gers, Tarn et Garonne), Henri Laffont et Daniel Mascarin, collectés en 1975 par Jean Claude Ulian.
Le deuxième est un rondeau retrouvé dans le cahier de répertoire d'André Trignac, joueur de violon à Lusignan Grand (Lot et Garonne). Air traditionnel ancien, moderne, composition ?

Interprétation par Camille Raibaud

9. Suite de congos de Bazas

Origine
Ces deux congos ont été enregistrés auprès de Gabriel Mouras à Bazas (Gironde) par Jacques Baudoin et le COMDT en 1980. Les deux morceaux ont été enregistrés tels quels, enchaînés.

Interprétation par Camille Raibaud

10. Suite de bourrées d'après Léon Peyrat

Origine
La "Bourrée du piano mécanique" et "La sautarel" sont issues du répertoire de Léon Peyrat, violoneux et chanteur de Saint-Salvadour (Corrèze). On peut entendre la première sur un enregistrement de collecte réalisé par Jean-Pierre Champeval et Olivier Durif en 1978.

Interprétation par Alexandra Lacouchie

11. Suite de mazurkas

Origine
La première est issue du répertoire d'Arsène Courty, joueur de violon et d'accordéon diatonique à Bosroger (Creuse). On peut l'entendre sur un enregistrement de collecte réalisé par Georges Prudent en 1982.
Arsène Courty et Alfred Gasne, violoneux de Néoux (Creuse), tenaient la seconde mazurka de leur initiateur commun, Barlet, violoneux de St-Maixent (Creuse). On peut entendre Alfred Gasne et Arsène Courty la jouer ensemble sur un enregistrement d'enquête réalisé par Jean-Jacques Le Creurer en 1983.

Interprétation par Alex Séli

12. Suite de sautières

Origine
Ce sont deux sautières dont la seconde est dite « à suivre » issues du répertoire de Jean Solomagne, un violoneux de Voutezac (Corrèze). On peut l'entendre sur un enregistrement de collecte réalisé par Jean-Pierre Champeval, Christian Oller, Jean-Michel Ponty et Monique Pauzat en 1978.

Interprétation par Alex Séli

13. Là-bas dans un jardin

Origine
C'est une chanson qui faisait partie du répertoire de Léon Peyrat enregistrée en 1984 auprès de ce dernier à St Salvadour (Corrèze) par Olivier Durif

Interprétation par Olivier Durif

14. Suite de marches de noces

Origine
Julien Chastagnol, violoneux de Chaumeil (Corrèze) jouait cette marche de noces en enchaînant ainsi les différentes parties. On peut l'entendre, parmi d’autres enregistrements de cette même marche de noces, sur un enregistrement de collecte réalisé par Jean Blanchard en 1974.

Interprétation par Olivier Durif

15. Suite de bourrées

Origine
La première, "Coifa te bian" est issue du répertoire de Julien Chastagnol, violoneux de Chaumeil (Corrèze). On peut l'entendre sur un film de collecte tourné en 1976 par Jean-Christian Nicaise, Jean-Pierre Champeval et John Wright.
La seconde, "Tant pire", était jouée par Pierre Sicard, violoneux d'Aubazine (Corrèze). On peut l'entendre sur un enregistrement de collecte réalisé par Jean-Pierre Champeval, Christian Oller et Jean-Michel Ponty en 1976.

Interprétation par Olivier Durif

16. Grand' danse : « À 10 heures dans la plaine »

Origine
Marche de Mariée et/ou Grand’ danse d’après Maurice Bodin accordéoniste / chanteur de La Barre- de-Monts (Marais Nord-Vendéen). Ici jouée pour mener la Grand’ danse, la partie intermédiaire, dite « Tralala », n’existe que pour la grand’ danse et reste à l’initiative du musicien ou du chanteur.

Interprétation par Maxime Chevrier

17. Avant-deux à Henri Bisleau

Origine
Cet air a été collecté par Jany Rouger auprès d’Henri Bisleau à Clessé (Deux-Sèvres), mais aucun enregistrement de cette enquête n’est aujourd’hui disponible. Il a également été enregistré à plusieurs reprises auprès d’Albert Coutant à Clessé avec différentes formes.
La version enregistrée sur ce CD possède la forme AAB, ceci dans le but d’offrir une nouvelle mélodie pour danser la forme en trois parties habituellement pratiquée aujourd’hui sur l’avant-deux dites à Coutant, forme de danse inspirée des démonstrations de M. Aubry de Saint-Aubin-le-Cloud (Deux-Sèvres).

Interprétation par Bastien Clochard

18. Scottish d'après Maurice Bécavin

Origine
Air de scottish recueilli lors d'un stage OSTOP en 1978 par les Compagnons de la Belle Fille auprès du violoneux et patron de café Maurice Bécavin, à Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres).

Interprétation par Romain Chéré

19. Bal en Limousine

Origine
A 16 ans, en fouillant dans les bandes de mon papa André, je suis tombé sur cette cassette quasi inaudible, je me rappelle, de Mr Mesmin vers Villefagnan (Nord-Charente). J'ai entendu ce bal ou plutôt deviné tellement le support était à bout de souffle. Les quintes récurrentes m'ont interpellé. Plus tard, j'ai bricolé une danse pour ce bal en Limousine. La cassette, quant à elle, a rendu l'âme...

Interprétation par Christian Pacher

20 Qu'ele pibolét qu'ol avét çhau moénne

Origine
Mélodie jouée au violon et gavottée recueillie en 1978 par Jany Rouger auprès de François Jobard, violoneux de Saint-Martin-des-Tilleuls (Vendée). Présentée par Mr Jobard comme étant un air d'avant-deux, il la joue avec différentes intentions suivant les enquêtes.

Interprétation par Romain Chéré

21. Rondeau d'après Marcel Lagardère

Origine
Ce rondeau, réenregistré par le célèbre groupe Perlinpinpin Fòlc (Al Biule) et rebaptisé "Roue Libre" a été collecté auprès de Marcel Lagardère de Saint Michel de Castelnau (Gironde) par Christian Lanau.

Interprétation par les musiciens des violons populaires

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Centre régional
de Musiques et
Danses Traditionnelles
du Poitou-Charentes et Vendée

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Mésun André Pacher
1 rue de la Vau St Jacques
79200 Parthenay

Ouvert du mardi au vendredi
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