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Jacky Molard 4tet et Foune Diarra Trio - N’Diale

Mali / Bretagne

Parthenay, Palais des congrès /// 28 juillet 11 /// 22h30
La voix de Founé Diarra évoque les éclats de Nahawa Doumbia, pendant que l’accordéon diatonique s’essaye au pentatonique. On est où là ? Quelque part entre la Pointe du Raz et Yanfolila…

"Nous avons accordé les petits accents. Sinon la musique, elle est universelle".C’est ce que dit Alhassane.
La rencontre de deux musiques (et de ceux qui les accompagne) ne peut fonctionner que si les envies d’échanger et de partager au plus profond sont là.
Adepte de la fusion, Jacky Molard produit une musique résultant de l’alliage de chants et de polyrythmies du Wassoulou, à des thèmes et des harmonies dont son quartet a le secret.
N’diale (joie), c’est l’imperceptible pulsation qui naît, grandit et s’empare du corps aux premières mesures de leur concert.

Visionner la vidéo en bas de page !

Le pays Wassoulou surgit du kamele n’goni. Allié au carignan, petit grattoir de métal, on dit qu’il est comme la puce qui ne te laisse pas dormir, parce qu’il te fait lever pour t’en aller danser.
Le violon, lui, caresse l’harmonie, la bichonne, la ronronne, lui tourne un air de gigue ou de danse bretonne.
La voix de Founé Diarra évoque les éclats de Nahawa Doumbia, pendant que l’accordéon diatonique s’essaye au pentatonique.

On est où là ? Quelque part entre la Pointe du Raz et Yanfolila… Dans l’univers imaginaire d’une rencontre rare. Déjà rompu aux airs d’Irlande et à la transe balkanique, Jacky Molard, l’un des plus talentueux violons bretons, aime les challenges. Ses doigts agiles et son archet précis rappellent ici qu’il sait toujours conduire les rondes de festou noz jusqu’au pur bonheur. Son long compagnonnage avec Erik Marchand a abouti à la fondation du label Innacor. Il en est la cheville artistique, libre de donner à ses créations toute leur démesure, sans autre concession que celle qu’il négocie avec lui-même.

"Si alléchante qu’elle soit, la proposition faite par Africolor de se frotter à la musique malienne est une fameuse gageure. Alors qu’il vient de réussir à agréger les identités musicales pour un quartet de rêve, alliant la singularité du jazz à la force de la danse, convient-il de mettre cet équilibre fragile en danger ?
Jacky Molard en prend le risque et le résultat est à la hauteur de l’enjeu. Car si les codes européens des musiques populaires relèvent tous d’une parenté plus ou moins éloignée, l’univers des musiques africaines est une source intense aux infinis secrets. Dès que l’on passe à la pratique, le plaisir de l’écoute se heurte à des systèmes de pensée dont le différentiel est à l’aune de l’écart entre civilisations. En Afrique, la musique est la mémoire du temps. Mais le temps n’y est pas une ligne droite en travers de l’espace. « Rendez-vous à la coda », connaît pas ! Le présent des ancêtres est celui d’aujourd’hui et la seule certitude du futur est de rejoindre les ancêtres pour vivre le présent. Il fallait replonger dans les légendes celtiques de l’Ankou pour saisir la subtilité des rythmes wassoulou. Y accéder demandait également la force de l’esprit de famille, sans laquelle toute pénétration au sein de la « roue rythmique » africaine, comme dit Ray Lema, est vaine. Ainsi le 4 et le 3 se sont fondus en 7, nous offrant une fusion onctueuse, pleine des saveurs de timbres acoustiques aux effluves exquis. Parfaitement réussi !"
Mondomix / François Bensignor (n°40 mai-juin 2010)

Foune DIARRA : chant
Jacky MOLARD : violon
Hélène LABARRIÈRE : contrebasse
Yannick JORY : saxophones
Janick MARTIN : accordéon
Kassim SIDIBÉ : kamele n’goni
Alhassanne SISSOKO : djembé

TARIF A

Un extrait vidéo du concert à Parthenay, au festival "De Bouche à Oreille", le 28 juillet 2011.

Autre extrait vidéo :


N’DIALE - Jacky Molard Quartet & Founé Diarra Trio par detours-de-babel

 
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