Il s’agit des histoires que l’on raconte sur l’ancien territoire de la Perse, étendu jusqu’au Maghreb ; soutenues, surprises, éparpillées par le jazz oriental des musiciens. De ces histoires dans lesquelles la candeur est la vertu que les protagonistes proposent en partage à ceux qui entendent leurs aventures. Toutes les transformations sont possibles, et toutes les extravagances ; le fou n’est pas que fou, le sage est aussi ridicule, et Iblis, le Malin, n’est pas un "mauvais bougre". Ce sont des histoires qui brillent de l’éclat de la lune : des reflets, des miroirs. Les mélodies, les rythmes, les mots, les gestes se mêlent et se répondent pour tracer les contours de notre condition. Rien d’important en somme : c’est comme Nasruddine qui contemple un morceau de miroir ramassé dans le caniveau. Au bout d’un moment il l’abandonne en murmurant : "Ça ne m’étonne pas qu’on ait jeté un truc pareil."
Didier Kowarsky : conte
Grégory Dargent : oud
Nicolas Beck : contrebasse, tahru
Jean Louis Marchand : clarinettes
Fabien Guyot : percussions
Étienne Gruel : percussions

![S'émou[voir]](local/cache-vignettes/L640xH160/ruboff2-c2a81.jpg)
